Quand le trio infernal s’invite à la fête.

Ah ça c’est LE réflexe que nous avons mis en place dans toute nos communications et bien sûr, ce qui plombe nos relations. En matière de manipulation, de domination ou pour éviter de prendre les responsabilités de nos actes, nos pensées et nos sentiments nous avons fait fort.

Eh oui pour gérer tout ça, le trio infernal n’est jamais loin ! Alors dites-moi entre la victime, le bourreau et le sauveur quelle pilule consommez-vous ?

Ces dernières années, j’ai souvent avalé les pilules de la victime et du sauveur. Je ne voulait surtout pas endosser le rôle du bourreau ! Eh bien, l’univers m’a présenté le bouquet de circonstances qu’il fallait pour créer une overdose et sortir la tête de ce trio infernal. Et sevrage après sevrage ça a marché !

C’est incroyable de voir, de comprendre nos mécanismes inconscients qui s’enclenchent à chacune de nos interactions avec les autres. Comment notre petit ego manie très adroitement les ficelles pour obtenir ce qu’il désire ou pour camoufler nos blessures et nos peurs. Ce sont des vieux programmes bien incrustés qui se mettent en route de manière réactionnaire et inconsciente.

Chaque individu est dans sa bulle et projette ses besoins et ses peurs sur l’autre. Le besoin n’est pas exprimé clairement et la plupart du temps, il n’est même pas identifié. Que le besoin soit exprimé ou non, on cède la responsabilité de son état d’être à l’autre suivant si on estime que l’autre répond positivement ou non à ce besoin. Le trio infernal est actif et le dialogue est complètement faussé par ce cercle vicieux. C’est une cacophonie dirigée pèle-mêle par nos pulsions instinctives, nos réactions émotionnelles et nos croyances limitantes.pexels-photo-356148.jpeg

Je ne vais pas faire un cours de psy, il y a suffisamment de ressources sur internet pour identifier ces différents masques. Cependant, en tant qu’ex victime- sauveur chevronnée “qui se soigne”, j’ai pu observer vraiment une nette amélioration dans ma relation aux autres car j’ai accepté peu à peu :

  • d’arrêter de convaincre les autres sur ce que je fais, dis ou pense. Je suis la meilleure personne capable de prendre des décisions pour moi. Dans la mesure ou je me laisse guider par mon cœur, je sais que c’est la bonne décision quel que soient les circonstances extérieures. Si j’ai besoin de chercher l’adhésion extérieure c’est que je crois que mon environnement a plus de pouvoir sur moi que mon Etre véritable. Je me déresponsabilise si je cède mon pouvoir aux autres.
  • de ne plus forcer un point de vue, un conseil ou une aide mais attendre une demande claire. Je part du principe que chaque individu a les ressources en soi pour régler ses propres challenges et que s’immiscer dans sa vie sans qu’il n’ait rien demandé l’empêche de faire appel à ses ressources pour évoluer. Lorsque l’autre émet la demande, c’est bien plus facile et agréable car il est naturellement plus à l’écoute et risque moins de se braquer si on le met en face de ses résistances.
  • de ne pas “se sacrifier” pour l’autre. En général par peur du rejet ou de l’abandon, j’ai eu souvent à faire à ce vieux programme. Accepter de rendre service oui … mais sans se mettre soi-même la tête sous l’eau sinon c’est de l’affectivité mal placée. Je ne peux donner que ce que j’ai a en abondance car dans ce cas je ne suis pas en manque de quelque chose qu’il va falloir que je compense ailleurs. Les échanges sont plus harmonieux, les relations sont saines et équilibrées.
  • parfois de dire non, de dire stop ou de prendre les mesure qui s’imposent en cas d’abus. Aider l’autre est une démarche altruiste indispensable car comme nous sommes tous connectés, cela contribue à nous faire évoluer également. Mais quelques fois nous pouvons remarquer que notre aide n’est pas appropriée pour la situation, que l’autre se déresponsabilise ou qu’il est purement dans une démarche de manipulation et de profit. Il est juste d’agir en conséquence, de poser des limites saines pour que cet individu puisse corriger son attitude et prendre conscience de ses erreurs.

Lorsqu’on ne s’identifie pas aux masques du trio infernal dans une situation, cela ne veut pas dire que c’est réglé pour autan car nous sommes confrontés à celui-ci dans la plupart de nos échanges au quotidien. Cela demande beaucoup de vigilance pour perdre cette habitude mais à force de persévérance, il y a de moins en moins d’emprise. Notre attitude proposera systématiquement des échanges plus sains, plus respectueux et authentiques avec l’autre qui s’ajustera ou non. Ça aussi ça nous fait évoluer !

Agir avec conscience à partir du cœur, ce n’est pas accepter tout et n’importe quoi. Cela ne veut pas dire qu’il faut se laisser marcher sur les pieds mais il est important d’avoir une conduite exemplaire, de se comporter avec les autres comme vous aimeriez qu’on se comporte avec vous. Cela demande de développer de l’intégrité, du discernement et de la sagesse.

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